CEPII, Recherche et Expertise sur l'economie mondiale
 Pour stabiliser ses ventes à l’international, les diversifier n’est pas toujours la solution


Matthieu Crozet
Emmanuel Milet
Thierry Mayer

Échaudés par les difficultés d’approvisionnement lors de la sortie de la crise du Covid, puis par la montée des tensions internationales et l’approfondissement des fragmentations géopolitiques, les entreprises et les décideurs publics ont pris conscience de la nécessaire diversification des activités à l’international. Faire appel à des fournisseurs opérant depuis des pays différents, et ne pas faire dépendre son chiffre d’affaires à l’exportation d’une zone limitée, apparaissent comme des éléments clés pour réduire l’exposition au risque. Pour autant, en matière de commerce international, la diversification n’offre pas nécessairement de garantie de protection contre les risques. C’est ce que montre l’étude du lien entre diversification des portefeuilles d’exportation, calculée à partir d’un indicateur inspiré de la littérature en biodiversité, appliqué à près d’un million d’entreprises de pays en développement ou émergents, et volatilité des ventes totales à l’étranger : accroître le nombre de partenaires commerciaux tend bien à réduire la volatilité, mais rechercher des marchés plus hétérogènes produit l’effet inverse.

 Données source :  let462.xlsx

 Keywords : Commerce international | Diversification | Volatilité | Risque

 JEL : F14, F50



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La Lettre du CEPII
N° 462   January 2026


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