Les pays de la zone Euro ont beaucoup insisté pour que le FMI apporte des financements dérogatoires à la Grèce, on le leur rappellera à l’heure des comptes.
Il est temps de faire le point. Après une enfance (presque) paisible sous l’égide de son premier président, le Néerlandais Wim Duisemberg, la Banque centrale européenne (BCE) a traversé des épreuves qui ont trempé son caractère.
Du 21 au 23 mai, la BCE a organisé l'édition 2015 du forum annuel sur les banques centrales. Le discours inaugural de Mario Draghi, ainsi que les discussions du 23 mai, ont porté essentiellement sur la nécessité de réformes structurelles pour renforcer la croissance en Europe.
Au-delà de la polémique liée à la négociation du TTIP, le système de règlement des différends entre investisseurs et Etats doit être repensé, pour s’orienter vers une institution publique exclusivement focalisée sur la non-discrimination.
Souvent décriés dans le débat politique français, les accords de Schengen, qui facilitent la mobilité de la main-d’œuvre en Europe, renforcent l’intégration européenne. De ce fait, leur impact économique n’est pas négligeable.
A l'heure où les excédents européens s'accumulent, sur fond d'atonie interne, les injonctions à améliorer la compétitivité externe de l’Union sont paradoxales. Pour l’Europe, le risque n’est pas de perdre sa compétitivité. Il est de ne pas retrouver sa cohésion et sa croissance.
Billet du 20 avril 2015 Par Urszula Szczerbowicz, Natacha Valla
La BCE achètera mille milliards d’euros de titres de créance publics et privés d’ici septembre 2016. Ce programme d'assouplissement quantitatif pourrait faciliter le financement des projets d'investissement européens et des activités du secteur privé porteuses de croissance.
L’inéluctable restructuration de la dette grecque conduira soit à un transfert de charges vers les États membres de la zone Euro, soit à un abandon au moins partiel par le FMI et/ou la BCE de leur statut de créanciers privilégiés.
Billet du 23 décembre 2014 Par Urszula Szczerbowicz
Les politiques monétaires non-conventionnelles mises en place par la BCE, centrées sur l’apport des liquidités supplémentaires aux banques, ont-elles permis de relancer le crédit en zone euro ?
La zone euro est prise au piège dans un régime auto-entretenu de basse croissance. Seule une politique industrielle ambitieuse, coordonnée au niveau européen et profitant des innovations liées à la transition énergétique, pourra permettre de dynamiser la croissance.