L’hypothèse de stabilité du partage de la valeur ajoutée est largement contredite par les
fluctuations de la part des salaires observées depuis trente ans dans les grands pays industrialisés.
L’estimation d’une équation retenant les déterminants habituels de la part des salaires ainsi que le
degré d’ouverture internationale conduit à mettre en évidence la forte significativité de cet aspect
de la mondialisation. Le calcul de contributions révèle que les fluctuations du degré d’ouverture
internationale semblent façonner largement le profil de la part des salaires dans la majorité des pays
d’Europe continentale considérés. En revanche son impact n’apparaît pas significatif dans les pays
anglo-saxons. |